La saison des tiques atteint son pic : à quoi les propriétaires doivent-ils être attentifs ?
Les espèces de tiques méridionales exigent une vigilance accrue
27 mai 2026

Zaventem, le 27 mai 2026 – La saison des tiques bat à nouveau son plein. Comme chaque année, il est important de contrôler votre animal après une sortie à l’extérieur, car les tiques peuvent transmettre certaines maladies, comme la maladie de Lyme. Outre les espèces indigènes, des espèces méridionales apparaissent également de plus en plus souvent, même si leur présence reste restreinte. Cette évolution est principalement liée aux voyages et à l’importation d’animaux depuis l’étranger. Ces espèces méridionales peuvent aussi transmettre d’autres maladies. Leur impact est pour l’instant limité, mais le réseau vétérinaire européen AniCura invite les propriétaires à faire preuve d’une vigilance renforcée.
Les tiques indigènes restent le principal risque
La tique du mouton (Ixodes ricinus) est l’espèce la plus répandue en Belgique. Elle est active de mars à décembre. On la retrouve aussi bien dans les espaces naturels que dans les jardins et les parcs. Elle peut transmettre la maladie de Lyme. « Chez les chiens, cette maladie peut notamment provoquer des problèmes articulaires ou rénaux », explique Fanny Ortmans, vétérinaire chez AniCura Clinique Vétérinaire ADK à Verviers.
Une morsure de tique se traite de la même manière chez les chiens et les chats : il faut retirer la tique correctement et le plus rapidement possible à l’aide d’un tire-tique. Plus la tique est retirée rapidement, plus le risque de transmission d’agents pathogènes diminue. Bon à savoir : une tique doit généralement rester accrochée un certain temps avant de transmettre une maladie. Un retrait rapide réduit donc considérablement les risques.
Les voyages et les importations comme principaux facteurs de risque
Chez les chiens piqués par des tiques méridionales, les vétérinaires diagnostiquent plus souvent des infections telles que l’anaplasmose, une infection bactérienne qui touche les globules blancs ou les plaquettes, et l’ehrlichiose, une infection bactérienne qui affecte les globules blancs. Ces maladies n’apparaissent souvent qu’après un certain temps et peuvent entraîner de la fièvre, une grande fatigue, des douleurs articulaires ou, dans certains cas, une anémie.
« Dans la plupart des cas, ces infections sont diagnostiquées chez des animaux provenant de l’étranger ou qui y ont séjourné », explique Fanny Ortmans. « Les chiens attrapent surtout des tiques lors de promenades dans des zones boisées ou riches en herbes hautes, où elles s’accrochent facilement à leur pelage. Dans la pratique, nous devons donc toujours tenir compte des voyages effectués par l’animal ou de son origine. Cela nous aide à identifier plus rapidement le type d’infection auquel nous avons affaire. »
Comment protéger votre animal contre les tiques, selon la vétérinaire Fanny Ortmans
- Contrôlez votre animal après chaque promenade, surtout après un passage en forêt ou dans un parc. Inspectez particulièrement le cou, les oreilles, les yeux, les aisselles, l’aine et les espaces entre les doigts.
- Retirez rapidement et correctement les tiques à l’aide d’un tire-tique ou d’un crochet à tiques.
- Utilisez un traitement préventif adapté : pipettes, comprimés ou injections peuvent offrir une protection efficace. Demandez conseil à votre vétérinaire, car certains produits conviennent aux chiens, mais pas aux chats.
- Demandez un avis vétérinaire avant un voyage : si vous partez dans le sud avec votre animal, une consultation préventive et éventuellement un test au retour peuvent éviter bien des inquiétudes.
- Indiquez l’origine de votre animal à votre vétérinaire : si vous avez adopté un animal qui vient de l’étranger, signalez-le, même s’il semble en parfaite santé. Cette information aide le vétérinaire à mieux évaluer les risques.
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À propos d’AniCura
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